26.05.2006
Quand j'étais chanteur, de Xavier Giannoli
Projection officielle du vendredi 26 mai à 8h30

C'était bien la peine de se lever encore si tôt pour si peu. Quand j'étais chanteur n'est pas un mauvais film, loin s'en faut. Juste un téléfilm un peu amélioré, avec une grosse vedette (Gérard Depardieu) qui fait le gros chanteur ringard des bals de province. Un soir, il va draguer, puis séduire une pauvre mère célibataire incarnée par Cécile de France. Le miracle, c'est que leur couple fonctionne assez bien à l'écran, même s'il se délite ensuite, scénaristiquement parlant. En revanche, de leurs histoires, de solitude, de petits bals perdus et d'ambitions manquées, on n'a un peu que faire... la faute à la mise en scène effacée de Xavier Giannoli. On est surpris par la réaction enthousiaste du public à la fin de la projection, qui tape dans ses mains pour accompagner la e-nième rengaine de Depardieu. Mais après tout, l'image du bal populaire renvoie peut-être aujourd'hui à ce sens de la convivialité qui se perd un peu en France...
Une réplique : "Pour moi, les chansons, elles disent toutes la vérité. Surtout quand elles sont sentimentales."
Un pronostic : rien de très encourageant, mais sait-on jamais : son petit côté folklore français peut plaire à des jurés étrangers.
Une note : 1/5
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23.05.2006
La Raison du plus faible, de Lucas Belvaux
Projection de presse du mardi 23 mai à 19 heures.
"Il est moins facile de gagner sa vie en travaillant honnêtement qu'en faisant un hold up". C'est la remarque que fait un policier à l'ancien taulard qu'interprète Lucas Belvaux dans La Raison du plus faible, un film qu'il réalise également. Et où l'acteur-cinéaste met en scène trois amis au chomage tentés de braquer la caisse d'une usine de métallurgie qui les a fraichement licenciés. L'idée est sympatique mais maladroitement traitée avec des mots d'auteur qui sonnent faux, des acteurs dirigés comme au théâtre avec morceaux de bravoure à gogo. Ajoutons à cela des images assez hideuses et une morale à deux balles de fusil à pompe... Inutile de s'acharner plus avant devant un film finalement insignifiant.
Une réplique : "Une année en prison, c'est plus long qu'une année dehors."
Une autre : "T'es vraiment un con, tu sais. - Tu me l'as déjà dit. - Oui, mais t'es tellement con que ça vaut le coup de te le dire deux fois."
Un pronostic : La raison du plus faible est loin d'être la meilleure, du moins dans le cas présent.
Une note : 1/5

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21.05.2006
Southland Tales, de Richard Kelly

Projection officielle du dimanche 21 mai à 8h30
Au commencement était la fin du monde... un certain 4 juillet 2008. Mais cette annonce, terrible, se transforme ici en satire politique sous amphétamines, en opéra-rock grotesque et déjanté. Richard Kelly s’est autorisé mille et un emprunts à la pop culture américaine, de Philip K. Dick à Andy Warhol, en passant par l’esthétique de la télé-réalité ou de films célèbres - Blade Runner ou Brazil. Southland Tales aurait pu devenir culte à son tour si le film ne pêchait par un script beaucoup trop confus, car «écrit par couches successives», comme l’a confié le cinéaste, au point d’engloutir le spectateur dans les failles spatio-temporelles du récit. Hier, ceux qui ont disparu avant la fin de la projection ne sont jamais réapparus. S.L.
Une réplique : "Il y aurait moins de violence si on faisait plus de cardio-training".
Un pronostic : pas très encourageant...
Une note : 1/5
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