24.05.2006
Marie-Antoinette, de Sofia Coppola
Projection officielle du mercredi 24 mai à 8h30

Le nouveau film de Sofia Coppola était tellement attendu qu'il est forcément décevant. Certes, ce n'est pas un reflet de la réalité historique, mais qu'importe : Sofia Coppola a d'abord imaginé ce personnage comme "le symbole d'un style de vie totalement décadent". Cette pauvre petite fille riche de cinéma a au moins le mérite de renvoyer son image au visage de mille clones de son âge qui ne pensent qu'à s'éclater à Cannes comme Marie-Antoinette à Versailles. Une ironie qui nous plait... au moins autant que les mixes de classique et de rock qui ajoutent un côté glamour au faste des costumes et des décors, aux montagnes de gâteaux et aux pyramides de coupes de champagne -à ce sujet et entre parenthèses, la fête du film devait valoir son pesant de calories mais, roturiers de la presse que nous sommes, on ne nous y a pas conviés.
En fait, la déception que Marie-Antoinette provoque, il faut plutôt la chercher dans le fait que le film manque singulièrement de suspense, de fougue et de passion... Sofia Coppola s'est liée pieds et poings à une icône avant de se les prendre, les pieds, dans les cables de sa scénographie et d'oublier finalement l'essentiel : la tension dramatique. Conséquence : il est difficile de vibrer pour cette fille qui s'ennuie, surtout si l'on partage avec elle cet ennui.
Un pronostic : Un prix d'interprétation pour Kirsten Dunst, parfaite en Marie-Antoinette évanescente, comme issue d'un conte de fée plus que de la réalité.
Une note : 3/5
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