24.05.2006
L'Ami de la famille, de Paolo Sorrentino
Projection de presse du mercredi 24 mai à 19 heures

De Paolo Sorrentino, le festivalier cannois garde le bon souvenir des Conséquences de l'amour, présenté ici même en 2004, et qui nous avait bien fait rire avec son humour pince sans rire et son esthétique distanciée, sans oublier son anti héros obsédé par le fric, incarné à l'époque par le génial Toni Servilo. Cette fois, le réalisateur italien signe L'Ami de la famille, un film tout aussi esthétisant, où le personnage principal, incarné cette fois par le décaméronien (de Pasolini) Giacomo Rizzo, haïssable à souhait dans la peau d'un usurier (qu'on imagine juif, forcément juif) qui rappelle, par ses chantages affectifs, et financiers, le Marchand de Venise, de Shakespeare. La référence est claire, et c'est un peu la seule idée de ce film sans queue ni tête, faute d'une réelle intrigue ou de personnages vraiment incarnés, le cinéaste estimant sans doute qu'une mise en scène érotique et toc, empruntant aux délires de Fellini suffirait. Ce qui n'est pas le cas, hélas pour lui, autrement ça se saurait.
Une réplique : "Avec mon mari, on se connait depuis qu'on a 13 ans. Il n'a plus de mystère pour moi, je devine même les résultats de ses matchs de foot."
Un pronostic : bredouille, férocement bredouille
Une note : 0/5
23:05 Publié dans 0/5 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












Écrire un commentaire