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<title>Les marches de la gloire</title>
<description>les films de la compétition passés au crible de Stéphane Leblanc</description>
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<title>Le vent se lève sur Ken Loach</title>
<link>http://competition.20minutes-blogs.fr/archive/2006/05/29/le-vent-leve-de-ken-loach.html</link>
<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>Palmarès</category>
<pubDate>Mon, 29 May 2006 09:20:00 +0200</pubDate>
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&quot;Puisse ce film constituer un petit pas dans la relation qu'ont les Britanniques avec leur passé impérialiste. Si nous osons dire la vérité sur le passé, peut-être oserons-nous dire la vérité sur le présent.&quot; Souvent revenu bredouille de Cannes (quatre prix pour huit sélections), &lt;strong&gt;Ken Loach&lt;/strong&gt; était ravi de brandir la Palme d’or pour &lt;strong&gt;Le Vent se lève&lt;/strong&gt;, son film sur l’occupation anglaise en Irlande dans les années 20. «Il y a eu unanimité entre nous», n’a pas manqué d’indiquer Wong Kar-wai face à des journalistes globalement sceptiques quelques minutes après la cérémonie. «Ce film permet de comprendre qu’on puisse s’entretuer entre frères, a ajouté Helena Bonham-Carter, et il nous a procuré une émotion qui ne nous a plus jamais quitté ».&lt;br /&gt;Chacun dans le jury, de Tim Roth à Monica Bellucci ou Patrice Leconte, a renchéri sur ce film, souligné l’extrême qualité de la sélection 2006, et évoqué ses regrets : l’absence au palmarès, faute de place, de nombreux films tels ceux de &lt;strong&gt;Lou Ye, Pedro Costa&lt;/strong&gt; (on s'en réjouit !), &lt;strong&gt;Aki Kaurismaki&lt;/strong&gt; (Patrice Leconte en parle avec des trémolos dans la voix), &lt;strong&gt;Paolo Sorrentino&lt;/strong&gt;... Qu'ils ne semblent pas avoir apprécié deux films qui nous ont paru essentiels, ceux de &lt;strong&gt;Nuri Bilge Ceylan&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Guillermo del Toro&lt;/strong&gt;, hé bien c'est leur choix, tant pis pour eux.&lt;br /&gt;Mais tous ces «oublis» faute de place ou faute de mieux, ne compensent pas l’idée que les deux plus «grands» films de la sélection ont été amplement négligés : &lt;strong&gt;Babel&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Volver&lt;/strong&gt;, plébiscités à eux deux par 50% des festivaliers (source Médiamétrie). &lt;strong&gt;Inarritu&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Almodovar&lt;/strong&gt; ont du se contenter d’accessits : prix de la mise en scène pour le premier, prix aux actrices et au scénario pour le second, cette dernière récompense pouvant paraître humiliante pour celui qui était déjà reparti, amer, avec le seul prix de la mise en scène pour Tout sur ma mère en 1999. &lt;strong&gt;Bruno Dumont&lt;/strong&gt; avait alors remporté, comme cette année, le Grand Prix du jury. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Stéphane Leblanc&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Palmarès :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Palme d'or :&lt;/strong&gt; Le Vent se lève, de Ken Loach&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Grand Prix :&lt;/strong&gt; Flandres, de Bruno Dumont&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Prix du scénario :&lt;/strong&gt; Pedro Almodovar, pour Volver&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Prix de la mise en scène :&lt;/strong&gt; Alejandro Gonzalez Inarritu, pour Babel&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Prix d'interprétation masculine :&lt;/strong&gt; Jamel Debbouze, Samy Nacéri, Roshdy Zem, Sami Bouajila, Bernard Blancan, dans Indigènes, de Rachid Bouchareb&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Prix d'interprétation féminine :&lt;/strong&gt; Penélope Cruz, Carmen Maura, Lola Diuenas, Blanca Portillo, Yohana Cobo, Chus Lampreave, dans Volver, de Pedro Almodovar&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Prix du jury :&lt;/strong&gt; Red Road, de Andrea Arnold
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<title>Mon palmarès idéal</title>
<link>http://competition.20minutes-blogs.fr/archive/2006/05/28/mon-palmares-ideal.html</link>
<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>Pronostic</category>
<pubDate>Sun, 28 May 2006 15:10:00 +0200</pubDate>
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La compétition est bien trop ouverte cette année pour formuler un pronostic crédible. Disons, comme je le pressentais dès l'ouverture du festival, que Volver, Babel et les Climats devraient figurer dans le peloton de tête. Voici ce qu'il adviendrait si j'étais seul à décider du palmarès cannois, en suivant la règle, rarement respectée, qui veut qu'un même film ne soit qu'une seule fois récompensé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Palme d'or : Volver de Pedro Almodovar&lt;br /&gt;Grand prix : Babel, d'Alejandro Gonzalez Innaritu&lt;br /&gt;Prix d'interprétation féminine : Kirsten Dunst pour Marie-Antoinette&lt;br /&gt;Prix d'interprétation masculine : Sergi Lopez pour Le Labyrinthe de Pan&lt;br /&gt;Prix de la mise en scène : Les Climats, de Nuri Bilge Ceylan&lt;br /&gt;Prix du scénario : Le Caïman, de Nanni Moretti&lt;br /&gt;Prix du jury : En avant jeunesse, de Pedro Costa&lt;br /&gt;Caméra d'or : Red Road, d'Andrea Arnold
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<title>Le Labyrinthe de Pan, de Guillermo del Toro</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>4/5</category>
<pubDate>Sat, 27 May 2006 19:40:00 +0200</pubDate>
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Projection officielle du samedi 27 mai à 14h30&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_labyrinthe.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_labyrinthe.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Dernier film en compétition et pas le moindre, &lt;strong&gt;Le Labyrinthe de Pan&lt;/strong&gt; surprend, émerveille et terrifie tout à la fois. Avec son héroïne de dix ans d'âge et son bestiaire merveilleux, on pense avoir affaire à un inoffensif conte de fées. Et bien non, ce conte-là n'est pas vraiment recommandé aux enfants. Ni aux âmes sensibles. Car le récit nous plonge au coeur de l'Espagne franquiste d'après la guerre civile, en 1944, dans une région où l'odieux Capitaine Vidal (Sergi Lopez, impérial) fait règner la terreur. Sa toute jeune belle fille Ofelia, issue d'un récent mariage, tente d'échapper à cette dure réalité en se réfugiant dans un monde imaginaire de sa propre création. Ou plutôt issu de l'esprit baroque et foisonnant du réalisateur mexicain &lt;strong&gt;Gillermo del Toro&lt;/strong&gt;, qui, pour concevoir son labyrinthe, dit s'être inspiré du peintre espagnol Goya -notamment de la série des &quot;peintures noires&quot; dont fait partie le célèbre &quot;Saturne dévorant ses enfants&quot;. Nous voici donc plongé avec Ofelia dans un univers assez proche du pays des merveilles d'Alice, mais avec des crapaux, des blattes et des fées dont le destin s'avèrera autrement plus tragique que chez Peter Pan. Et le film, qui démarre lentement, devient très vite passionnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;Pour obéïr pour le principe, sans réfléchir, il faut être comme vous, Capitaine.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; Une Palme surprise ? pourquoi pas... Plus sûrement, ce film mériterait d'obtenir un prix d'interprétation pour Sergi Lopez, pour son rôle de salaud d'anthologie, ou bien un prix de la mise en scène si le jury entend récompenser l'imagination d'un créateur d'univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 4/5
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<title>Buenos Aires 1977 (Chronique d'une fugue), de Israel Adrian Caetano</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>3/5</category>
<pubDate>Sat, 27 May 2006 11:20:00 +0200</pubDate>
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Projection de presse du vendredi 26 mai à 19 heures.&lt;br /&gt;Sur les enlèvements orchestrés par la junte militaire dans l'Argentine de la fin des années 70, sur la séquestration dans une villa isolée de jeunes gens accusés d'être liés à la guérilla, sur leurs séances d'interrogation et de torture, &lt;strong&gt;Israel Adrian Caetano&lt;/strong&gt; signe un film exemplaire, et terrifiant. &lt;br /&gt;Exemplaire, parce qu'il se base sur l'histoire vraie de quatre de ces garçons qui auront tentés de s'évader d'une de ces &quot;maisons du cauchemar&quot;. &lt;br /&gt;Terrifiant, parce que pour être efficace, &lt;strong&gt;Buenos Aires 1977 (Chronique d'une fugue)&lt;/strong&gt; ne dissimule rien du spectacle de l'horreur, ajoutant encore une tension ahurissante au moment de la tentative d'évasion. L'image est certes un peu charbonneuse, les plans saccadés, mais il ne nous épargne rien de la souffrance de ses personnages. Contrairement à Bouchareb qui signe avec Indigènes un film consensuel, Caetano adopte le parti pris de terroriser le spectateur pour mieux marquer les esprits, mais en prenant aussi le risque de freiner l'ardeur du public à se rendre en salles pour découvrir cet épisode terrible de l'histoire récente d'un pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; Un prix du scénario ou un prix du jury, mais à ce stade de la compétition, avouons que la concurrence est rude, même pour de &quot;petits&quot; accessits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 3/5
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<title>Quand j'étais chanteur, de Xavier Giannoli</title>
<link>http://competition.20minutes-blogs.fr/archive/2006/05/28/quand-j-etais-chanteur-de-xavier-giannoli.html</link>
<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>1/5</category>
<pubDate>Fri, 26 May 2006 14:45:00 +0200</pubDate>
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Projection officielle du vendredi 26 mai à 8h30&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_giannoli.jpg&quot; alt=&quot;medium_giannoli.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;C'était bien la peine de se lever encore si tôt pour si peu. &lt;strong&gt;Quand j'étais chanteur&lt;/strong&gt; n'est pas un mauvais film, loin s'en faut. Juste un téléfilm un peu amélioré, avec une grosse vedette (Gérard Depardieu) qui fait le gros chanteur ringard des bals de province. Un soir, il va draguer, puis séduire une pauvre mère célibataire incarnée par Cécile de France. Le miracle, c'est que leur couple fonctionne assez bien à l'écran, même s'il se délite ensuite, scénaristiquement parlant. En revanche, de leurs histoires, de solitude, de petits bals perdus et d'ambitions manquées, on n'a un peu que faire... la faute à la mise en scène effacée de &lt;strong&gt;Xavier Giannoli&lt;/strong&gt;. On est surpris par la réaction enthousiaste du public à la fin de la projection, qui tape dans ses mains pour accompagner la e-nième rengaine de Depardieu. Mais après tout, l'image du bal populaire renvoie peut-être aujourd'hui à ce sens de la convivialité qui se perd un peu en France...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;Pour moi, les chansons, elles disent toutes la vérité. Surtout quand elles sont sentimentales.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; rien de très encourageant, mais sait-on jamais : son petit côté folklore français peut plaire à des jurés étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 1/5
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<title>En avant jeunesse, de Pedro Costa</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>4/5</category>
<pubDate>Thu, 25 May 2006 23:15:00 +0200</pubDate>
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Projection de presse du jeudi 25 mai à 19 heures.&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_costa_jeunesse.jpg&quot; alt=&quot;medium_costa_jeunesse.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quel film, long, austère, exigeant, décourageant parfois, et pourtant si beau, si lumineux ! &lt;strong&gt;En avant jeunesse&lt;/strong&gt; plonge les plus courageux -ou du moins les plus curieux- d'entre nous en apnée, 2h34 durant, dans les bas fonds capverdiens d'un quartier en démolition de Lisbonne, avec comme seuls guide Ventura, l'ancien maçon dont la femme vient de le quitter et à qui l'on propose de déménager dans un HLM neuf, ou Vanda, sa fille adoptive dans le film, ancienne junkie d'un précedént film du cinéaste devenue mère en cours de tournage. &lt;br /&gt;Pedro Costa, qui est tombé dans ce quartier par hasard il y a une dizaine d'années, de retour d'un documentaire au Cap vert, n'a plus jamais quitté cette banlieue où il partage désormais son quotidien avec ses habitants, répète avec eux, leur demande d'apporter énormément d'eux-même sans que le résultat final, purement artistique, n'ait aucune vocation humaniste, naturaliste, ou documentaire.&lt;br /&gt;Le cinéaste a tourné ce film en DV Caméra tous les jours pendant deux ans. Au final, En avant jeunesse n'aura couté que 700 000 euros, provenant essentiellement d'Arte. Une somme ridicule, comparée au 900 000 euros dépensés en une seule soirée à Cannes pour la fête de Marie-Antoinette. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; impossible de ne pas citer la très belle lettre, apprise par coeur par des gens qui ne pourraient l'écrire, et qui revient comme un leitmotiv, ou un phare, pendant le film :&lt;br /&gt;&quot; Nha Cretcheu, mon amour, &lt;br /&gt;Nos retrouvailles embelliront notre vie pour au moins trente ans. De mon côté, je prends une bonne gorgée de jeunesse, je te reviendrai plein de force. J'aurai voulu t'offrir cent mille cigarettes, une douzaine de robes des plus modernes, une automobile, la petite maison de lave dont tu rêvais tant, un bouquet de fleurs à quatre sous. Mais avant tout autre chose, bois une bouteille de bon vin et pense à moi. Ici, on n'arrête pas de travailler. On est plus de cent à présent. Avant-hier pour mon anniversaire, j'ai longuement pensé à toi. La lettre qu'on t'a apportée est-elle bien arrivée ? Je n'ai pas eu de réponse de toi. J'attends...&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un prix :&lt;/strong&gt; Un simple prix du jury serait déjà une très belle récompense pour ce film difficile, mais si beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 4/5
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<title>Indigènes, de Rachid Bouchareb</title>
<link>http://competition.20minutes-blogs.fr/archive/2006/05/27/indigenes-de-rachid-bouchareb.html</link>
<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>2/5</category>
<pubDate>Thu, 25 May 2006 15:50:00 +0200</pubDate>
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Projection officielle du jeudi 25 mai à 8h30&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_indigenes.jpg&quot; alt=&quot;medium_indigenes.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;Avouons le avant que ça ne devienne impossible : on est assez sidéré par la faible ambition artistique d'&lt;strong&gt;Indigènes&lt;/strong&gt;, un film bien plus télégénique que cinématographique, et qui n'a de raisons d'être en compétition que pour bénéficier de l'effet médiatique inhérent à l'évènement. &lt;strong&gt;Rachid Bouchareb &lt;/strong&gt;aborde en effet un sujet, sinon tabou, du moins méconnu de notre histoire nationale : l'engagement des soldats africains que l'on &quot;sacrifiait&quot; systématiquement en première ligne pour bouter les Allemands hors de France. Son film s'intéresse au destin de quatre d'entre eux, incarnés par les (rares) Beurs devenus stars : Jamel Debbouze, Samy Nacéri, Roschdy Zem et Sami Bouajila. Ne nous inquiétons pas pour eux, ils remplissent parfaitement leur mission de porte drapeau d'une cause gagnée d'avance : celle de la reconnaissance historique. Ils le disent, et on les croit : &quot;La seule chose qui soit importante, c'est d'être là aujourd'hui pour dire qu'on a élargi l'histoire de France.&quot; On regrettera juste que le film oublie d'inventer une forme qui pourrait rendre cette histoire passionnante. Mais voilà, l'objectif d'une telle démarche, dont on reconnaît qu'elle n'a pas du être simple à mettre en oeuvre, est de toucher le plus large public possible -à commencer par les descendants d'émigrés des anciennes colonies - plutôt que les cinéphiles en quête d'émotion forte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;Je jette une grenade, je tue l'Allemagne et je libère mon pays, même si ce pays, je ne l'avais jamais vu avant.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; Un Sept d'or. &quot;Un prix ? Elle n'est pas là, notre bagarre, rétorque Jamel Debbouze. Là où on s'est battu comme des lions, c'est pour sortir ce film de terre.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 2/5
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<title>L'Ami de la famille, de Paolo Sorrentino</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>0/5</category>
<pubDate>Wed, 24 May 2006 23:05:00 +0200</pubDate>
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Projection de presse du mercredi 24 mai à 19 heures&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_ami_famille.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_ami_famille.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;De &lt;strong&gt;Paolo Sorrentino&lt;/strong&gt;, le festivalier cannois garde le bon souvenir des Conséquences de l'amour, présenté ici même en 2004, et qui nous avait bien fait rire avec son humour pince sans rire et son esthétique distanciée, sans oublier son anti héros obsédé par le fric, incarné à l'époque par le génial Toni Servilo. Cette fois, le réalisateur italien signe &lt;strong&gt;L'Ami de la famille&lt;/strong&gt;, un film tout aussi esthétisant, où le personnage principal, incarné cette fois par le décaméronien (de Pasolini) Giacomo Rizzo, haïssable à souhait dans la peau d'un usurier (qu'on imagine juif, forcément juif) qui rappelle, par ses chantages affectifs, et financiers, le Marchand de Venise, de Shakespeare. La référence est claire, et c'est un peu la seule idée de ce film sans queue ni tête, faute d'une réelle intrigue ou de personnages vraiment incarnés, le cinéaste estimant sans doute qu'une mise en scène érotique et toc, empruntant aux délires de Fellini suffirait. Ce qui n'est pas le cas, hélas pour lui, autrement ça se saurait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;Avec mon mari, on se connait depuis qu'on a 13 ans. Il n'a plus de mystère pour moi, je devine même les résultats de ses matchs de foot.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; bredouille, férocement bredouille&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 0/5
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<title>Marie-Antoinette, de Sofia Coppola</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
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<pubDate>Wed, 24 May 2006 18:35:00 +0200</pubDate>
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Projection officielle du mercredi 24 mai à 8h30&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_coppola.jpg&quot; alt=&quot;medium_coppola.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Marie-Antoinette sifflée, huée... On se serait cru en place de Grêve, à Paris, alors que nous n'étions que dans l'antre du Palais des festivals, à Cannes. Par cette attitude indécente, les festivaliers repus d'aujourd'hui se seront attaqués au même symbole de réussite et de richesse que les bourgeois affamés d'hier. &lt;br /&gt;Le nouveau film de Sofia Coppola était tellement attendu qu'il est forcément décevant. Certes, ce n'est pas un reflet de la réalité historique, mais qu'importe : Sofia Coppola a d'abord imaginé ce personnage comme &quot;le symbole d'un style de vie totalement décadent&quot;. Cette pauvre petite fille riche de cinéma a au moins le mérite de renvoyer son image au visage de mille clones de son âge qui ne pensent qu'à s'éclater à Cannes comme Marie-Antoinette à Versailles. Une ironie qui nous plait... au moins autant que les mixes de classique et de rock qui ajoutent un côté glamour au faste des costumes et des décors, aux montagnes de gâteaux et aux pyramides de coupes de champagne -à ce sujet et entre parenthèses, la fête du film devait valoir son pesant de calories mais, roturiers de la presse que nous sommes, on ne nous y a pas conviés.&lt;br /&gt;En fait, la déception que Marie-Antoinette provoque, il faut plutôt la chercher dans le fait que le film manque singulièrement de suspense, de fougue et de passion... Sofia Coppola s'est liée pieds et poings à une icône avant de se les prendre, les pieds, dans les cables de sa scénographie et d'oublier finalement l'essentiel : la tension dramatique. Conséquence : il est difficile de vibrer pour cette fille qui s'ennuie, surtout si l'on partage avec elle cet ennui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; Un prix d'interprétation pour Kirsten Dunst, parfaite en Marie-Antoinette évanescente, comme issue d'un conte de fée plus que de la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 3/5
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<title>La Raison du plus faible, de Lucas Belvaux</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
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<pubDate>Tue, 23 May 2006 23:30:00 +0200</pubDate>
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Projection de presse du mardi 23 mai à 19 heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Il est moins facile de gagner sa vie en travaillant honnêtement qu'en faisant un hold up&quot;. C'est la remarque que fait un policier à l'ancien taulard qu'interprète &lt;strong&gt;Lucas Belvaux&lt;/strong&gt; dans &lt;strong&gt;La Raison du plus faible&lt;/strong&gt;, un film qu'il réalise également. Et où l'acteur-cinéaste met en scène trois amis au chomage tentés de braquer la caisse d'une usine de métallurgie qui les a fraichement licenciés. L'idée est sympatique mais maladroitement traitée avec des mots d'auteur qui sonnent faux, des acteurs dirigés comme au théâtre avec morceaux de bravoure à gogo. Ajoutons à cela des images assez hideuses et une morale à deux balles de fusil à pompe... Inutile de s'acharner plus avant devant un film finalement insignifiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une réplique : &lt;/strong&gt;&quot;Une année en prison, c'est plus long qu'une année dehors.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une autre :&lt;/strong&gt; &quot;T'es vraiment un con, tu sais. - Tu me l'as déjà dit. - Oui, mais t'es tellement con que ça vaut le coup de te le dire deux fois.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; La raison du plus faible est loin d'être la meilleure, du moins dans le cas présent.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 1/5&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_belvaux.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_belvaux.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Babel, d'Alejandro Gonzales Inarritu</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>5/5</category>
<pubDate>Tue, 23 May 2006 17:35:00 +0200</pubDate>
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Projection officielle du mardi 23 mai à 8h30&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_babel2.jpg&quot; alt=&quot;medium_babel2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Absent de Cannes parce que sa famille «attend l’arrivée imminente d’un nouveau membre», Brad Pitt s’est excusé par e-mail, non sans avoir adressé ses «encouragements» et sa «fierté» à l’équipe de &lt;strong&gt;Babel&lt;/strong&gt;. Un film dont on pense, comme lui, le plus grand bien, et dont on ressort retourné comme une crèpe après avoir passé 2h20 parmi les plus intenses que puisse vivre un spectateur.&lt;br /&gt; L’action se déroule simultanément dans trois pays, le Maroc, les Etats-Unis et le Japon, avec des protagonistes différents, mais tous liés de à un accident dramatique qui va survenir dans le désert... et qui aura des répercussions dans le monde entier. Moins fragmenté qu’Amours chiennes ou 21 grammes, les précédents films d’&lt;strong&gt;Alejandro Gonzales Inarritu&lt;/strong&gt;, Babel entremêle les destins des uns et des autres, au point de les rendre inextricables, mais sans jamais perdre le spectateur dans les fils du récit. Au contraire, on suit ce film comme un thriller, captivé de bout en bout. Mais c’est aussi le fond du récit qui emporte l’adhésion, avec cette idée d’une tour de Babel moderne que le cinéaste mexicain a érigé «autour de l’incompréhension et des préjugés, responsable de heurts entre maris et femmes, entre adultes et enfants, mais aussi entre pays riches et pauvres; faute de savoir s’écouter». Rare sont les films capable d’aborder un sujet si vaste à partir d’exemples aussi concrets et universels. &lt;strong&gt;Stéphane Leblanc&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;-ça y est on est au Mexique les enfants&lt;br /&gt; -Maman m'a dit que c'était très dangereux.&lt;br /&gt; -Normal, il y a plein de Mexicain...&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; Babel réunit ce qu’on trouve de mieux dans les autres films en compétition : un récit «choral» (Selon Charlie), un discours engagé (Le Vent se lève ou Le Caïman), un couple en crise (Les Climats), des armes à feu (Flandres), une critique de la mondialisation (Fast food nation)... Peut-être ne manque-t-il qu’un tout petit grain de folie, ce surcroit d’émotion poétique qui devrait, in fine, faire pencher la balance dimanche en faveur de Volver, d’Almodovar. Qu’importe, Babel ferait dans ce cas, à n’en pas douter, un très Grand prix du jury.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 5/5
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<title>Flandres, de Bruno Dumont</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>4/5</category>
<pubDate>Mon, 22 May 2006 23:40:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; float: left; border-bottom-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_flandres.jpg&quot; src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_flandres.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Projection de presse du lundi 22 mai à 19h30&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Après L’Humanité, Grand Prix du jury et double prix d’interprétation controversés à Cannes en 1999, voici &lt;strong&gt;Flandres&lt;/strong&gt;, le quatrième film de &lt;strong&gt;Bruno Dumont&lt;/strong&gt; : une parabole... sur l’inhumanité. Une bande de jeunes du Nord de la France partent faire la guerre dans un pays lointain qui ressemble à l’Irak. Là bas, ils découvrent la peur et la barbarie. En reviendront-ils et dans quel état ? Bruno Dumont renoue ici avec le style de ses débuts, celui de La Vie de Jésus, austère et aride, sec comme une trique. Cruel aussi. Où le personnage principal, frustre, immature, «taiseux» comme le sont les gens du Nord, subit des épreuves terribles qui le mêneront sur la voix de la rédemption.&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;S.L.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;T'as reçu ta lettre ?&lt;br /&gt; -Ouais, j'pars lundi.&lt;br /&gt; -Content ou pas content ?&lt;br /&gt; -Content.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; Assez désagréable à voir, mais très bien maîtrisé et sur un sujet fort - la guerre - dont Bruno Dumont ne dissimule aucune lâcheté, Flandres est une incontestable réussite. Un postulant sérieux pour un prix de la mise en scène.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 4/5&lt;/p&gt;
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<title>Le Caïman, de Nanni Moretti</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>3/5</category>
<pubDate>Mon, 22 May 2006 17:20:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; float: left; border-bottom-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_berlusconi.jpg&quot; src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_berlusconi.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Projection officielle du lundi 22 mai à 8h30&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Nanni Moretti&lt;/strong&gt;, avec le brio qu'on lui connaît, nous livre en pâture non pas la triste figure du &lt;strong&gt;Caïman&lt;/strong&gt;, alias Berlusconi, à travers un projet de &quot;biopic&quot; en coutrs de production, mais s'attaque aux conséquences de vingt ans de domination d'un homme sur les esprits transalpins. Sa démonstration est brillante, intelligente, divertissante et passionnante.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;Vous autres italiens ne savez parler que de Berlusconi et de télévision. Vous êtes un peuple entre l'horreur et le folklore.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; Berlusconi ayant perdu les élections, le film perd de sa force et de son intérêt. Mais le jury pourrait être sensible au scénario du film, assez brillant. Ou peut aussi envisager un prix d'interprétation à Silvio Orlando, pour son rôle touchant de producteur obstiné.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 3/5&lt;/p&gt;
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<title>Les Lumières du faubourg, d'Aki Kaurismaki</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>3/5</category>
<pubDate>Sun, 21 May 2006 23:05:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; float: left; border-bottom-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_kaurismaki.jpg&quot; src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_kaurismaki.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Projection de presse du dimanche 21 mai à 19h&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son nouveau film s’intitule &lt;strong&gt;Les Lumières du Faubourg&lt;/strong&gt;, un hommage «modeste» à Charlie Chaplin, qu’&lt;strong&gt;Aki Kaurismaki&lt;/strong&gt; considère comme «le plus grand cinéaste de tous les temps». En dépit de son humour, dans les attitudes surtout, ce film est paradoxalement l’un des plus sombres de son auteur. Le réalisateur finlandais s’en étonnait hier, lui qui prétend vivre «dans un pays riche et prospère où les gens sont heureux. A preuve, Janne Hyytiänen, l’acteur du film, sourit tout le temps, même quand il dort...» Le comédien, peut-être, mais pas son personnage de veilleur de nuit qui tente de rompre sa solitude avec une fille rencontrée dans un bar et qui le mènera à sa perte. Ou alors s’il sourit, c’est une fois en prison, «parce qu’il a enfin trouvé des amis.»&lt;br /&gt;Pour autant, Les Lumières du faubourg apparaît peut-être moins original et ambitieux que L’Homme sans passé (2002), son précédent film qui lui avait valu le Grand prix, celui de la meilleure actrice et la première «Palme dog» décernée à un chien. Quatre ans plus tard, la fille de ce chien est à l’écran. Ce qui tombe bien, car Kaurismaki «ne vise cette fois que la Palme dog.»&lt;strong&gt;Stéphane Leblanc&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;-Et maintenant, on va se marier ?&lt;br /&gt;-Peut-être, mais faisons connaissance, d'abord.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une ou deux anecdotes supplémentaires :&lt;/strong&gt; On s'en souvient, en 2002, la sonnerie d'un téléphone portable avait retenti en pleine conférence de presse. Au bout d'un moment, Kaurismaki s'est rendu compte que c'était le sien, s'en ai saisi et l'a balancé à l'autre bout de la salle.&lt;br /&gt;Cette année, il s'en est pris -avec humour- à Pedro Almodovar.&quot; A un journaliste espagnol qui lui demandait pourquoi il avait utilisé la chanson &quot;Volver&quot; de Carlos Gardel, la même que l'Espagnol dans son film, Kaurismaki répliqua qu'Almodovar n'arrête pas de l'imiter depuis le début de sa carrière. &quot;Mais commme il est gentil, je ne dis rien.&quot;&lt;br /&gt;Autre répartie cocasse face à un journaliste russe pour qui ses films semblaient moins bons lorsqu'ils étaient réalisés sous l'emprise de l'alcool. Kaurismaki l'a envoyé boulé : &quot;Débarrassez-vous d'abord de Poutine et on en reparlera. Ce type-là n'est jamais ivre et ça ne sert rien, vu ce qu'il fait...&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic : &lt;/strong&gt;le film paraît un peu &quot;léger&quot; pour rééditer l'exploit de L'Homme sans passé, grand prix du jury, prix d'interprétation féminine et &quot;Palme dog&quot; en 2002. Peut-être le jury sera-t-il sensible à son humour, chose rare en compétition, et lui décerner un (petit) prix du jury. Ou un prix d'interprétation masculine au très lunaire Janne Hyytlänen, acteur déjà vu chez Kauriksmaki, mais dont c'est le premier rôle principal à l'écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 3/5
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<title>Southland Tales, de Richard Kelly</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>1/5</category>
<pubDate>Sun, 21 May 2006 17:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; float: left; border-bottom-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_southland.jpg&quot; src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_southland.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Projection officielle du dimanche 21 mai à 8h30&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au commencement était la fin du monde... un certain 4 juillet 2008. Mais cette annonce, terrible, se transforme ici en satire politique sous amphétamines, en opéra-rock grotesque et déjanté. &lt;strong&gt;Richard Kelly&lt;/strong&gt; s’est autorisé mille et un emprunts à la pop culture américaine, de Philip K. Dick à Andy Warhol, en passant par l’esthétique de la télé-réalité ou de films célèbres - Blade Runner ou Brazil. &lt;strong&gt;Southland Tales&lt;/strong&gt; aurait pu devenir culte à son tour si le film ne pêchait par un script beaucoup trop confus, car «écrit par couches successives», comme l’a confié le cinéaste, au point d’engloutir le spectateur dans les failles spatio-temporelles du récit. Hier, ceux qui ont disparu avant la fin de la projection ne sont jamais réapparus. &lt;strong&gt;S.L.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;Il y aurait moins de violence si on faisait plus de cardio-training&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; pas très encourageant...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 1/5&lt;/p&gt;
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<title>Les Climats, de Nuri Bilge Ceylan</title>
<link>http://competition.20minutes-blogs.fr/archive/2006/05/21/les-climats-de-nuri-bilge-ceylan.html</link>
<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>5/5</category>
<pubDate>Sat, 20 May 2006 23:30:00 +0200</pubDate>
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Projection de presse du samedi 20 mai à 19 heures&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois ans après avoir remporté Le Grand prix et le Prix d’interprétation avec Uzak, le cinéaste turc &lt;strong&gt;Nuri Bilge Ceylan&lt;/strong&gt; mériterait de retrouver le chemin du palmarès. &lt;strong&gt;Les Climats&lt;/strong&gt; est une merveille de mise en scène avec ses plans fixes sublimes d’où surgit toujours quelque chose d’important ou d’émouvant. Mais le film vaut aussi par l’évidence de son sujet : la vie d’un couple, saisie entre son point de rupture et une tentative de réconciliation. Le titre fait allusion aux saisons, mais aussi aux contrastes entre la froideur de deux êtres qui ne se supportent plus dans la moiteur de l’été et la chaleur des retrouvailles au coeur d’un hiver rigoureux. Le film impressionne encore par une audace toute personnelle : le cinéaste joue lui-même le rôle de l’homme et son épouse celui de la femme qu’il va quitter. Des précautions ont bien sûr été prises pour que les personnages ne ressemblent pas à leurs interprêtes. Mais Nuri Bilge Ceylan confie avoir fait ce film aussi «pour mieux connaître la nature des grains de sable qui peuvent entrainer de violentes disputes à l’intérieur d’un couple», le sien, comme celui de chacun de nous, et qui confère au film son caractère universel. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Stéphane Leblanc&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic : &lt;/strong&gt;La Palme d'or, on peut rêver... ou prédire plus sûrement le Prix de la mise en scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 5/5&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_les_climats.jpg&quot; alt=&quot;medium_les_climats.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Selon Charlie, de Nicole Garcia</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>2/5</category>
<pubDate>Sat, 20 May 2006 16:15:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; float: left; border-bottom-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_charlie.jpg&quot; src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_charlie.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Projection officielle du samedi 20 mai à 8h30&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean-Pierre Bacri est le maire désabusé d'un village de Normandie où Vincent Lindon trompe sa femme et prend son fils, Charlie, comme témoin de cet adultère, où Benoît Magimel enseigne les sciences naturelles au collège après avoir tiré un trait sur une brillante carrière de chercheur, où Benoît Poelvoorde vit de petits boulots et d'escroqueries...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout ce beau monde va se croiser à défaut de réellement se trouver...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La presse étrangère risque une nouvelle fois de se déchaîner contre ce film français qui fait trop souvent rimer polyphonie avec cacophonie. Le scénario est ambitieux, mais peine à convaincre du fait de sa complexité. Et la réalisation aurait nécessité d'être tenue d'une main de fer, or tout se délite progressivement et en dehors d'un ou deux personnages bien campés (le prof interprété avec sobriété par Magimel notamment), &lt;strong&gt;Selon Charlie&lt;/strong&gt; n'échappe pas au cabotinage un rien dépressif de ses acteurs.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Même la conférence de presse s'est déroulée samedi dans un climat neurasthénique : Jean-Pierre Bacri n'a pas moufté et Benoît Poelvoorde s'époumonait tout seul, sans parvenir à faire rire, c'est dire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;Séverine, comme il faut savoir arrêter une grève... je crois qu'on va arrêter de se voir.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; guère flatteur...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 2/5&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Red Road, de Andrea Arnold</title>
<link>http://competition.20minutes-blogs.fr/archive/2006/05/20/red-road-de-andrea-arnold.html</link>
<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>4/5</category>
<pubDate>Fri, 19 May 2006 23:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; float: left; border-bottom-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_red_road.jpg&quot; src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_red_road.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Projection de presse du vendredi 19 mai à 19 heures&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Premier film pour &lt;strong&gt;Andrea Arnold&lt;/strong&gt; et bonne surprise pour le public. A partir d'un scénario primé à Sundance, et porté à l'écran par la société de production de Lars von Trier, cette réalisatrice anglaise est parvenue à saisir quelque chose d'a priori infilmable : la traque austère dans une banlieue écossaise glaçante, par caméras de vidéosurveillance interposées, d'un repris de justice ayant, on l'imagine, porté atteinte à la vie de l'héroïne. La vérité, qui ne sera dévoilée qu'à la fin, lors d'un face à face aussi trivial que bouleversant, se trouve au bout d'un long travail sur soi-même, qui touche d'autant plus qu'il n'est pas réellement explicité et qu'il prend à rebours dans &lt;strong&gt;Red Road&lt;/strong&gt; tous les clichés sur l'idée même de vengeance.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; La caméra d'or, puisque c'est un premier film. Ou un prix d'interprétation pour Kate Dickie, une actrice qui crève l'écran malgré la discrétion de son jeu. On aime aussi l'incroyable sobriété dont fait preuve Andrea Arnold pour tourner des scènes aussi crues qu'essentielles...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 4/5&lt;/p&gt;
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<title>Volver, de Pedro Almodovar</title>
<link>http://competition.20minutes-blogs.fr/archive/2006/05/19/almodovar-portrait-de-femmes-a-la-vie-a-la-mort.html</link>
<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
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<pubDate>Fri, 19 May 2006 15:20:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Projection officielle du vendredi 19 mai, à 8h30 du matin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le ton est donné dès les premières images de Volver (&quot;Revenir&quot; en espagnol) : dans un cimetière, des femmes s'affairent à briquer soigneusement la tombe de leurs proches avant de vaquer à leurs occupations. Histoire de rappeler à quel point, en Espagne, la mort est profondément ancrée dans la vie quotidienne et vice versa. Et davantage encore lorsqu'un cadavre encombrant et le fantôme d'une mère viennent troubler l'existence des héroïnes du film. Car &lt;strong&gt;Volver&lt;/strong&gt; est un film de revenants, dans tous les sens du terme : c'est la première fois qu'Almodovar accepte de rejouer le jeu de la compétition cannoise depuis Tout sur ma mère en 1999.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« Mes films sont de plus en plus difficiles à résumer en quelques lignes », s'amuse &lt;strong&gt;Pedro Almodóvar&lt;/strong&gt; qui avouait en conférence de presse ce matin s'être inspiré, pour créer ses héroïnes, des femmes qui l'entouraient dans son enfance, sa mère et ses soeurs notamment, quand les hommes de son village étaient aux champs. La fausse complexité de son récit qui s'aventure du côté du fantastique fait partie des bonheurs de ce qui s'avère être en réalité une tragi-comédie subtile, interprétée par de divines comédiennes. Penélope Cruz, notamment, sanguine et volcanique à souhait, qui confiait ce matin qu'Almodovar fait partie &quot;de ces rares personnes non seulement capables de comprendre les secrets d'une femme, mais d'avoir en plus le courage de les traduire à l'écran.&quot; Carmen Maura, aussi, qui réserve à sa fille bien des surprises au fil d'une intrigue faisant passer trois génération de femmes -et le spectateur avec - par toute une gamme d'émotions fortes, torrides, bouleversantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;ça fait très mal, une fille qui n'aime pas sa mère.&quot;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une autre :&lt;/strong&gt; &quot;Tu as toujours eu autant de poitrine ? - Ben oui, depuis toute jeune. -Dans mon souvenir, tu n'en avais pas autant.&quot;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; la Palme d'or... ou rien, ce qui serait foncièrement injuste. En 1999, Rosetta et L'Humanité ont déjà brûlé la politesse à Tout sur ma mère, suscitant l'indignation des festivaliers et la déception du cinéaste. Ce matin, apparamment réconcilié avec le festival de Cannes, Almodovar avouait que &quot;c'est la passion qui [l']anime pour réaliser un film, pas les honneurs qui pourraient éventuellement en résulter.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 5/5&lt;/p&gt;
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<title>Fast food nation, de Richard Linklater</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>2/5</category>
<pubDate>Thu, 18 May 2006 23:50:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; float: left; border-bottom-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_fast_food_nation.2.jpg&quot; src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_fast_food_nation.2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Projection de presse du jeudi 18 mai à 17h&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« Un hambourger, c'est de la viande, du gras et de la merde. » C'est, de manière très crue -ou trop cuite- ce que prétend &lt;strong&gt;Fast food nation&lt;/strong&gt;, film-patchwork où &lt;strong&gt;Richard Linklater&lt;/strong&gt; entremêle le destin de travailleurs clandestins mexicains, d'employés américains tout aussi exploités, d'un ingénieur naïf et de jeunes écologistes idéalistes. Objectif : dénoncer tous les rouages de la chaîne de fabrication des hamburgers d'une société de restauration rapide.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre documentaire et fiction, et en écho au récent Super size me présenté à Cannes il y a deux ans, cette dénonciation un peu trop didactique tente de faire oeuvre utile en donnant à réfléchir sur des sujets aussi importants que l'exploitation sociale ou la « malbouffe ». Dommage que le film enfonce des portes déjà entre-ouvertes et que des platitudes de mise en scène affadissent une thèse à laquelle il est par ailleurs difficile de ne pas adhérer.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;Vous comprenez ce que je veux dire ? - Pas exactement. - Il y a de la merde dans la viande !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; guère optimiste pour ce film dont les intentions promettait un résultat plus savoureux...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une note : 2/5&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Le Vent se lève, de Ken Loach</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>2/5</category>
<pubDate>Thu, 18 May 2006 15:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; float: left; border-bottom-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_loach.jpg&quot; src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_loach.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Projection officielle du jeudi 18 mai à 8h30 du matin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Onze ans après Land and Freedom, revoici &lt;strong&gt;Ken Loach&lt;/strong&gt; sur la Croisette avec une fresque historique, évoquant cette fois l'oppression de la population irlandaise par l'armée d'occupation anglaise au début des années 1920. Avec ce nouveau film, &lt;strong&gt;Le vent se lève&lt;/strong&gt;, le cinéaste britannique s'adresse clairement au gouvernement de son pays, coupable, selon lui, de « s'être engagé dans une guerre illicite et indéfendable » aux côtés des Américains en Irak.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais au-delà de ce passé récent, Ken Loach rappelle que l'Irlande fut « la première des colonies anglaises » et entend raviver le souvenir d'un épisode peu glorieux de l'histoire de la Grande-Bretagne, tout en pointant les dilemmes humains et les rivalités entre ceux qui ont lutté ensemble, une fois l'occupant bouté hors d'Irlande. Le film se révèle historiquement passionnant et raconte une histoire qui aurait pu l'être tout autant. Mais un peu plus de nuances dans les traits des personnages n'aurait pas desservi un scénario un peu trop évident et qui peine à susciter une réelle émotion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;C'est notre message au monde entier : si les Anglais viennent ici avec leurs barbaries, on leur répondra avec le même genre de barbaries.&quot;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; malgré ses bonnes intentions, il serait étonnant que ce film se retrouve au palmarès, dans quelque catégorie que ce soit.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 2/5&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Stéphane Leblanc&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Summer Palace, de Lou Ye</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>2/5</category>
<pubDate>Wed, 17 May 2006 23:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; float: left; border-bottom-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_summer_palace.jpg&quot; src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_summer_palace.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Projection de presse du mercredi 17 mai à 19h&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une étudiante cherche le grand amour, le trouve, le jette et le regrette toute sa vie. Voici résumé &lt;strong&gt;Summer Palace&lt;/strong&gt;, du Chinois &lt;strong&gt;Lou Ye&lt;/strong&gt; qui évoque, au passage, le vent de liberté qui souffle depuis les évènements de Tian An Men, sur la jeunesse de son pays. Un film qui marque par sa durée : 2h20. Trop long pour relater une simple histoire d'amour, mais trop court aussi pour la faire ainsi courir sur vingt ans.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour amadouer un comité de censure qui a refusé de donner son approbation au film, officiellement « à cause de la mauvaise qualité de la copie », mais plus sûrement en raison de scènes de sexe pour le moins explicites, le cinéaste s'est dit prêt à couper tout ce que la censure lui demanderait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une réplique :&lt;/strong&gt; &quot;J'ai su dès qu'on s'est vu qu'on était du même côté du monde.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une autre :&lt;/strong&gt; &quot;Je veux te quitter. -Pourquoi ? -Je ne peux pas me passer de toi.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un pronostic :&lt;/strong&gt; On peut imaginer un (petit) prix du jury, histoire de marquer le coup en faveur des libertés que prend le cinéaste dans un pays qui ne les attend pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une note :&lt;/strong&gt; 2/5&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Stéphane Leblanc&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Favoris et outsiders</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>Pronostic</category>
<pubDate>Tue, 16 May 2006 09:45:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Parmi les vingt films en compétition, et avant que celle-ci ne commence, quatre ont déjà les faveurs des pronostics eu égard aux goûts supposés du jury et de son président Wong Kar-wai.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Volver couronnerait enfin Almodóvar après l'échec de Tout sur ma mère en 1999. Le public pourra se faire une idée des qualités de cette nouvelle ode à la féminité dès vendredi, en salle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Babel emmêle les fils d'un récit cérébral et physique et nous entraîne du Maroc au Mexique en passant par le Japon. Le Mexicain Inarritu excelle à éclater ainsi les structures narratives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Les Climats succèdent à Uzak, grand prix du jury 2003. Le Turc Nuri Bilge Ceylan, adepte d'un cinéma exigeant, l'a écrit en pensant que « l'homme est fait pour être heureux pour de simples raisons et malheureux pour des raisons plus simples encore ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Marie-Antoinette, le nouveau Sofia Coppola, sera sans doute le film le plus glamour. Un peu trop, peut-être, pour en dissimuler les artifices... même s'ils brillent de tout leur éclat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Stéphane Leblanc&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Wong Kar-wai, l'homme à séduire</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (gloire)</author>
<category>Jury</category>
<pubDate>Tue, 16 May 2006 08:45:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_can15d_arts_cannes_0517_11.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; float: left; border-bottom-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_can15d_arts_cannes_0517_11.jpg&quot; src=&quot;http://competition.20minutes-blogs.fr/images/medium_can15d_arts_cannes_0517_11.2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Qui se cache derrière ces lunettes noires ? Un homme discret, modeste et obsessionnel, bien moins glamour que ses films ne le laissent supposer. Du Festival de Cannes, Wong Kar-wai connaît moins les paillettes que la solitude de celui qui, en 2000, remontait inlassablement In the Mood for Love. Et l'angoisse d'avoir dû laisser passer la première projection de 2046 il y a deux ans, car le film n'était pas prêt.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A contrario, ce réalisateur, qui prévenait les journalistes trop confiants que, « non, [il] ne recevrait pas, cette fois non plus, la Palme d'or », ne s'est jamais offusqué d'être passé à côté de récompenses que certains lui attribuaient d'avance. Ne nous confiait-il pas l'an dernier que « la satisfaction du travail bien fait l'emporte toujours sur les honneurs qui en découlent » ? A raison : le seul prix d'interprétation pour Tony Leung en mai 2000 n'a pas empêché In the Mood for Love de connaître un succès et de rendre le style du cinéaste reconnaissable entre tous. Au petit jeu (dangereux) des pronostics, avançons que son goût pour les univers esthétiques, mélancoliques et fulgurants place quelques films au-dessus du lot : Volver et Babel, puis Les Climats et Marie- Antoinette... Mais attention : de Rosetta, primé par David Cronenberg en 1999, à L'Enfant récompensé l'an dernier par Emir Kusturica, sans oublier Fahrenheit 9/11 plébiscité par Quentin Tarantino en 2004, les Palmes d'or ne ressemblent que rarement aux films des présidents du jury.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Stéphane Leblanc&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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